En tant que joggeur, vous accomplissez sans surprise le plus de progrès en courant. Pourtant, un entraînement complémentaire peut apporter un plus pour votre condition.

La capacité de résistance du corps

En tant que coureur, vous devez constamment vous méfier afin de vous prémunir de toute surcharge. Si vous posez la question à 100 coureurs qui ont déjà été blessés, plus de 90 répondront par l'affirmative. Tous les coureurs n'ont pas la même sensibilité en terme de blessure, mais nous avons tous nos limites. Si vous la dépassez, gare à la blessure. Les blessures peuvent avoir différentes causes : courir trop vite ou trop longtemps, chaussures de course inadaptées ou usées, entraînement sur des surfaces trop dures...

Avec le temps, les coureurs expérimentés savent ce que leur corps peut supporter. Ils savent combien de kilomètres par semaine ils peuvent courir, et à quelle vitesse et intensité, sans craindre de se blesser. Un entraînement progressif peut augmenter ce volume dans une certaine mesure. De sorte que votre corps peut supporter une plus grande charge. Mais en fin de compte, tout le monde a une limite. Et il convient de respecter cela, même si vous en voulez plus... N'y a-t-il donc vraiment rien que vous puissiez faire ?

C'est peut-être le cas ! La règle d'or en matière d'entraînement  est la suivante : entraînez-vous de manière aussi spécifique que possible. Pour un coureur, cela signifie que c'est en courant que l'on progresse le plus, pour un cycliste en faisant du vélo, etc. C'est logique. Il y a relativement peu de "transfert" d'un sport à l'autre. Un coureur de haut niveau ne pourra pas rivaliser avec un cycliste de haut niveau et vice versa, même si tous deux ont une excellente endurance et un VO2 maxi tout aussi élevé.


La pratique du vélo = entraînement complémentaire utile pour les coureurs

Cela ne signifie pas qu'en tant que coureur, vous ne pouvez pas bénéficier d'un entraînement à vélo. Au contraire, la pratique d'un sport alternatif en guise d'entraînement complémentaire peut constituer une valeur ajoutée. Par exemple : votre limite en terme de capacité de résistance pour la course à pied est de 40 kilomètres par semaine. Si vous combinez ensuite votre entraînement de course avec un entraînement cycliste supplémentaire, qui vous donne un coup de pouce pour votre endurance, vous donnez à votre condition de course une plus-value "responsable". Après tout, il est moins contraignant de s'entraîner sur de longues distances à vélo qu'à pied.

N'exagérez pas !

Faites attention à ne pas exagérer lors de votre entraînement à vélo, malgré le faible risque de surcharge. Inutile de pédaler d'emblée pendant 3 à 4 heures. Votre dos et vos genoux doivent s'habituer à cette nouvelle forme d'effort. En outre, vous devez vous assurer que votre entraînement à vélo ne nuit pas à la récupération après votre course. Une ou deux sorties de 2 heures à vélo suffisent en guise d'entraînement complémentaire.

Si vous vous êtes blessé en courant, vous pouvez bien sûr vous entraîner davantage à vélo. En pratiquant le vélo, vous entretenez votre condition physique, ce qui vous permet de reprendre plus facilement votre entraînement de course à pied après votre blessure et de retrouver rapidement votre ancien niveau de course !