La Commission des Litiges d'Appel du Football Professionnel a décidé que la rencontre interrompue le 28 septembre peu avant la fin du match entre le STVV et le KRC Genk ne serait pas rejouée.

Le derby limbourgeois entre Saint-Trond et Genk du 28 septembre sera donc entériné sur le score de 3-3, score au marquoir lors de l'interruption de la rencontre. Ainsi en a décidé la Commission des Litiges d'Appel du Football Professionnel.

Les deux clubs héritent en outre d'une amende de 5000 euros, un match pour partie à huis clos (STVV devra fermer la tribune nord lors de la prochaine rencontre à domicile et Genk les blocs Q, R, S, T et U). Les clubs sont également tenus de diffuser lors de chaque rencontre à domicile jusqu'au terme de la saison via le speaker du stade et l'écran LED un message de sensibilisation.  

Le derby limbourgeois au Stayen avait été définitivement arrêté sur le score de 3-3 dans les derniers instants de la partie en raison du comportement des supporters des deux équipes. Vers l'heure de jeu, après que les supporters trudonnaires ont lancé toutes sortes d'objets en direction du gardien de Genk Gaëtan Coucke, les joueurs sont rentrés une première fois au vestiaire. Le score à ce moment-là était de 0-3.

Par la suite, Saint-Trond est revenu à 3-3. Sur ce, les supporters de Genk ont perdu leur contrôle, fracassant entre autres le plexiglas du bloc dans lequel ils se trouvaient. Un fan est même monté sur la pelouse et la police est intervenue en masse pour éviter l'escalade.

L'arbitre Lawrence Visser a stoppé le match prématurément, car le délégué de la rencontre Jean-François Crucke avait indiqué que la sécurité ne pouvait plus être garantie. La procédure disciplinaire concernant ce dossier s'est déroulée en deux sessions.

Les sanctions réclamées par le parquet étaient: le retrait de deux points, un replay à huis clos, un match à huis clos et l'amende maximale de 5.000 euros. Genk et Saint-Trond ont d'abord refusé d'endosser la responsabilité partagée de l'interruption, mais ont ensuite changé d'avis.

Selon les clubs, la procédure d'arrêt définitif du match n'a pas été correctement exécutée, car l'officier de sécurité de l'équipe locale n'a pas eu son mot à dire, contrairement à ce que prévoit le règlement fédéral, et aucune sanction ne peut donc être imposée (article P813.232).

Les deux clubs ont plaidé pour un replay sans autres sanctions. Après de longues délibérations, la commission des litiges en appel qui a reconnu l'erreur d'application du règlement a pris une position intermédiaire, en raison de la gravité des faits, a souligné le procureur Kris Wagner.

Saint-Trond devra ainsi fermer sa Tribune Nord lors de la venue de l'Antwerp (22 décembre) et Genk devra laisser vides les blocs Q, R, S, T et U contre Waasland-Beveren (14 décembre). Le message de sensibilisation, rappelant l'interdiction des engins pyrotechniques, des chants discriminatoires et des invasions de terrain, devra être diffusé à deux reprises via le micro du stade et l'installation Led.

Saint-Trond, Genk et le parquet peuvent faire appel de la sanction auprès de la Cour belge d'arbitrage du sport (CBAS).