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Raymond Poulidor, le plus magnifique 'éternel second' de l'histoire, nous a quittés

13.11.2019 | Bruno Verscheure

Belga

L'une des figures les plus populaires du cyclisme, Raymond Poulidor s'est éteint à l'âge de 83 ans, rapporte l'Equipe mercredi. Hospitalisé depuis le 8 octobre dernier en raison d'une grande fatigue, l'ancien coureur français est décédé à Saint-Léonard-de-Noblat dans sa commune du limousin, mercredi à 2 heures du matin, écrit le quotidien sportif français.

Sa carrière, marquée par sa rivalité avec son compatriote Jacques Anquetil, s'était achevée à la fin des années '70. Sportivement, il demeure dans l'imaginaire comme l'éternel second, lui qui monta sur la deuxième marche du podium du Tour de France à huit reprises entre 1962 et 1976, sans en porter le maillot jaune une seule fois.

Il a remporté cependant sept étapes du Tour. Champion de France en 1961, Raymond Poulidor a notamment inscrit à son palmarès aussi le Tour d'Espagne (1964) dont il a remporté au total quatre étapes, Milan-San Remo (1961) et la Flèche wallonne (1963), Paris-Nice (1972 et 1973) et le Dauphiné (1966 et 1969). Il recense 73 victoires à son compteur.

Grand-père du Néerlandais Mathieu van der Poel, Raymond Poulidor a vu sa carrière s'étendre sur 18 années. Excellent grimpeur (vainqueur à trois reprises de la montée de Moutjuich en 65, 67 et 68), il a du composer aussi avec l'émergence d'Eddy Merckx au moment où il pouvait encore espérer gagner la Grande Boucle. Le "Cannibale" lui souffla aussi le maillot arc-en-ciel de champion du monde en 1974 à Montréal.

L'Equipe narre une anecdote illustrant la légende de "malchanceux" collée à Raymond Poulidor - "Sur le Tour 1968 qui fut, d'entre tous, celui qui lui était promis. C'était sans compter sur cette maudite étape menant à Albi, où Poulidor s'apprêtait à prendre un avantage décisif dans une échappée (en compagnie des trois futurs coureurs du podium final). Las, un motard le renversa, occasionnant un traumatisme crânien, un fracture du nez et son abandon. "J'ai été malchanceux, mais le vélo m'a donné plus qu'il ne m'a coûté", relativisait-il, au souvenir de ses avanies -.

Il avait tiré un trait sur sa carrière de coureur en 1977, à 41 ans, restant jusqu'au bout présent dans le milieu du cyclisme où sa popularité n'a jamais failli.

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