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Cyclisme

'Attendre longtemps rend la victoire encore plus belle'

17.03.2013 | Bertrand Detal

Belga

Gerald Ciolek a créé la surprise en remportant Milan - San Remo devant Peter Sagan, conscient d'avoir commis une erreur au sprint. L'Allemand souhaitait lui partager avec son équipe MTN-Qhubeka.

"La journée a été étrange... mais elle se termine bien. Cela a été très dur", a commenté Gerald Ciolek à sa descente de vélo. "Il a fait très froid et, ensuite, il a fallu reprendre sous la pluie après l'arrêt."

"Dans le Poggio, j'ai dépensé beaucoup de forces. La Cannondale a accéléré l'allure. Je me suis accroché pour tenir sur le dernier kilomètre, l'allure était très rapide. Je voulais suivre pour essayer de tirer bénéfice de la situation car Cancellara aussi était devant. Sagan ? c'était le grand favori, il avait toutes les responsabilités sur les épaules."

"Dans les 150 derniers mètres, j'avais de très bonnes jambes, j'ai pu le passer. Les gens ont été surpris de me voir rejoindre l'équipe MTN-Qhubeka. J'ai adhéré au projet. Par rapport à ma précédente équipe, c'est très différent. J'ai eu plusieurs fois ma chance ces dernières années mais fondamentalement j'étais un équipier. Dans cette équipe, je suis leader. Après mes débuts (champion du monde espoirs 2006), les gens attendaient de moi que je gagne de grandes courses. J'ai dû attendre. Cette victoire est d'autant plus belle. Je la partage avec mes coéquipiers, de toutes les couleurs, qui font partie de cette famille", a conclu le suprenant vainqueur de la première grande classique de la saison.   

SAGAN: 'UNE ERREUR DANS LE SPRINT'

Peter Sagan, 2e, était lui déçu et conscient d'avoir commis une petite erreur. "Je suis déçu parce que je suis devant mais je rate mon sprint. J'ai perdu une occasion. Quand Chavanel a produit son effort dans le sprint, j'ai anticipé car je sais qu'il va vite. Ciolek m'a surpris. Les autres équipes ont couru en fonction de nous. La rivalité avec Cancellara ? Non, ça n'explique pas le résultat. J'ai commis une erreur dans le sprint. Je suis parti trop tôt. Si j'attends un peu plus, vingt mètres, je gagne... C'est dommage d'avoir eu ces conditions. La course ne s'est pas faite sur 300 kilomètres."
   
Fabian Cancellara, 3e, a rapidement évacué sa déception de ne pas avoir gagné. "Après l'arrivée, j'étais en colère car je cours pour la victoire et je n'ai pas gagné. Puis, je me suis repris. Tous ceux qui ont couru ce Milan-Sanremo l'ont gagné. La neige, le froid... on ne peut pas croire tout ce que l'on a rencontré. Avant le ravitaillement, je n'y croyais pas tellement j'avais froid. Et, à la fin, j'étais là. Je suis prêt pour les classiques."

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