La première réunion de la saison du Conseil d'Administration de la Pro League se tenait aujourd'hui. À l'ordre du jour figuraient notamment le suivi des dossiers sur l'arbitrage, sur les intermédiaires, sur le football féminin et un débat sur la réforme éventuelle des compétitions européennes.

Le Conseil d'Administration a ouvert sa réunion par un échange de vues au sujet des propositions de réforme des compétitions européennes de clubs, que l'UEFA est en train d'élaborer pour les années 2024 et suivantes. Michael Verschueren, membre du Board de l'European Club Association, et Georg Pangl, secrétaire-général des European Leagues, ont donné un large aperçu des réformes et de leurs effets possibles pour les clubs belges. Le Conseil d'Administration a chargé le management de préparer une note, qui sera adressée via les European Leagues à l'UEFA, afin de souligner les priorités suivantes:

- Places de départ supplémentaires pour les clubs belges à la suite de l'extension des compétitions européennes avec la création de l'Europa League 2.

- Limitation du nombre de rencontres européennes : les matchs le week-end sont exclusivement réservés aux compétitions nationales.

- Garantie d'au moins 1 ticket direct pour les clubs belges pour la UCL et l?UEL1.

- Participation aux compétitions européennes doit être définie grâce aux résultats obtenus dans la compétition nationale : il est hors de question de prévoir des places permanentes en Champions League ou en UEL1.

Dans le cadre du suivi du dossier relatif à l'arbitrage, le Conseil d'Administration a confirmé que la Pro League prendrait totalement à sa charge la responsabilité budgétaire du VAR, la formation du VAR et les salaires des arbitres semi-professionnels.

La Pro League est prête à lever les réserves émises lors de son assemblée générale du 22 mai à l'égard du « plan arbitrage » pour autant que les compétences et la fréquence des réunions de la Commission de Liaison pour le football professionnel soient accrues et permettent la définition de KPI's et le suivi d'un Service Level Agreement.

Les administrateurs ont adopté une position unanime concernant la Super League, la plus haute division de football féminin, qui est aujourd'hui composée de 6 équipes féminines de la Pro League.  Pour la Pro League, il est clair que le fonctionnement et le développement du football féminin doivent être pris en charge au départ des clubs. Cela implique également que l'organisation commerciale de la Super League doit être gérée par la Pro League. Un facteur crucial à cet égard est l'intégration de la Super League dans l'appel d'offres pour le prochain cycle des droits TV des compétitions de la Pro League. La Pro League souhaite convenir d'un timing avec l'URBSFA. Entre-temps, elle collaborera avec l'URBSFA, comme cela est déjà le cas pour la Croky Cup, afin d'assurer le développement du football féminin en général et de la Super League en particulier.

En ce qui concerne le dossier des agents, la Pro League continue à prendre des initiatives afin d'assurer la transparence des transactions dans le football. Le management et l'Expert Panel sont invités à travailler au développement de la Clearing House et à poursuivre ses discussions avec l'Autorité belge de la Concurrence afin que la Clearing House dispose de toutes les possibilités autorisées par le cadre législatif.