Le parquet de l'Union royale belge (URBSFA) envisage de revoir à la baisse, sa requête de sept matches de suspension et de sept mille euros d'amende à l'encontre du meneur de jeu ukrainien du Racing Genk Ruslan Malinovskyi. Et ce suite à un tweet de Birger Verstraete, la "victime", qui jugeait "l'agression" plus accidentelle que volontaire.

"J'ai revu les images de la phase controversée après le match. Pour moi il n'y a pas de mauvaise intention de Malinovskyi. C'est juste une malheureuse collision", avait écrit Verstraete sur son compte twitter mercredi.

Dans son acte d'accusation initial, le procureur Kris Wagner affirmait lui que Malinovskyi avait "délibérément frappé Verstraete, au risque de briser sa carrière...". Mais il a depuis pris connaissance du tweet de Verstraete, et envisage d'en tenir compte.

"Ce n'est que sa vision des faits, mais elle m'interpelle", avoue-t-il. "Pour ce qui est de l'intention de l'auteur de la faute, seul Malinovskyi, et personne d'autre, ne peut prétendre la connaître avec certitude. Il faut cependant verser les déclarations de Verstraete au dossier, où figurent aussi les antécédents disciplinaires du joueur de Genk. Enfin il y a aussi la faute de Verstraete, qui est la cause du geste de revanche de Malinovskyi. Mais ce dernier a violemment touché une zone très sensible du visage de son adversaire, et a donc mis en danger son intégrité physique, voire sa carrière..."

 Wagner n'a pas précisé s'il allait revoir sa requête à la baisse vendredi devant la commission des litiges. "Ce n'est pas un dossier facile", se justifie-t-il. "et encore moins avec ces déclarations de Verstraete..."