La Pro League a pris note aujourd'hui des chiffres publiés par le Ministre de l'Intérieur Pieter de Crem relatifs aux coûts de sécurité publique des matchs de football, en réponse à une question parlementaire du député Brecht Vermeulen. L'évolution de ces coûts fait l'objet d'une attention particulière de la part de la Pro League depuis des années. Elle a pris en conséquence diverses initiatives ces dernières années afin de réduire ce coût pour la société. Les chiffres publiés ce jour commandent que les autorités compétentes et la Pro League entament une nouvelle concertation.

Le coût social de l'organisation de matchs de football en raison du déploiement d'agents de police est considérable. C'est la raison pour laquelle, ces dernières années, la Pro League a pris les initiatives de nature à renforcer les capacités de ses clubs en tant qu'organisateurs et à transférer ainsi l'essentiel de l'organisation des matchs vers les clubs.

Au moment de l'augmentation du niveau de la menace terroriste (2015-2018), lorsque la pression sur les services de sécurité était particulièrement forte, le football professionnel s'est engagé dans la mise en place de mesures internes qui garantissent une expérience footballistique sûre sans ou avec une intervention minimale des forces de l'ordre : augmentation des budgets des clubs dédiés à la sécurité, responsabilisation des clubs afin d?imposer leurs propres sanctions via l'exclusion civile, développement de campagnes de sensibilisation sur ce qui est permis ou non dans les stades, création du Supporters Liaison Officer (le médiateur des supporters), renforcement qualitatif et quantitatif du fonctionnement des stewards, extension des compétences et des tâches des stewards, non seulement dans le périmètre du stade, mais aussi dans les alentours immédiats, optimisation de la collaboration avec les forces de l'ordre... Ces mesures ont été évaluées positivement par la suite, tant par les autorités compétentes que par les clubs.

Un modèle d'organisation qui reporte l'essentiel de la charge sur les clubs et réduit les coûts pour la société n'est pas seulement possible mais a déjà été appliqué. Ainsi, la saison dernière, le nombre d'exclusions civiles a considérablement augmenté, les clubs pénalisant eux-mêmes les spectateurs qui se comportent mal. Près de 100 exclusions ont été émises l'an dernier par les clubs. Des campagnes de sensibilisation concernant la pyrotechnie et les chants discriminants ont également été mises en place par la Pro League dans tous les clubs.

Dans le cadre de la récente réforme de la loi football, la Pro League a plaidé pour la traduction de ces principes dans la législation. Malgré des résultats indéniables et malgré la collaboration positive avec les autorités locales et supralocales et les services de sécurité, seule une partie de ces mesures a été intégrée dans la loi. Le déploiement (coûteux) des forces de police comme base pour l'organisation de matchs de football reste donc trop souvent le principe de départ.