La Commission des Litiges de l'URBSFA, siégeant en degré d'appel, a infligé une amende de 5.000 euros au Standard en raison du comportement inapproprié de son ancien joueur Christian Luyindama à la fin du clasico contre Anderlecht. Une amende avec sursis de 500 euros devient également effective.

Luyindama assistait en spectateur à la rencontre mais, après le match, il s'est emparé du micro et a crié "puta Anderlecht". Zinho Vanheusden et Paul-José Mpoku ont dû intervenir pour le faire taire.

Comme il n'est plus affilié à l'Union belge, Luyindama ne peut être poursuivi mais le Standard est sanctionné. Le parquet fédéral a requis l'amence maximale de 5.000 euros. "Ce comportement est choquant, surtout en présence d'enfants. C'est un chant exagéré, blessant, vulgaire et obscène", dit le procureur, Kris Wagner. "Le Standard est responsable. Il n'avait pas prévu que Luyindama s'empare du micro et il n'a pas coupé les hauts-parleurs. Cela a causé une mauvaise ambiance et il y a eu de la violence en dehors du stade."

Le Standard ne s'est pas opposé aux arguments du procureur mais il a fait remarqué qu'il ne savait pas ce que Luyindama allait faire. "Il était venu faire ses adieux au public et il a pris le micro comme il le faisait après chaque match", dit l'avocat du club. "Nous ne nous attendions pas à cela."

Le Standard écope d'une amene de 5.000 euros, plus 500 euros d'un sursis qui lui avait été infligé en juin dernier après un lancer de fusées contre Genk.

Luyindama risque de se voir infliger une amende et une interdiction de stade par la Cellule football du Ministère de l'Intérieur. La police de Liège a en effet dressé procès-verbal pour infraction à la loi football..