Retenu à Bruges où il devait diriger un entraînement de son équipe, et ensuite donner une conférence de presse, Michel Preud'Homme ne s'est pas présenté devant la Cour d'appel de la Commission des Litiges de l'Union Belge de football qui devait examiner vendredi l'appel du Parquet contre son acquittement de mardi, et rendre son verdict.

Ses avocats Hannes D'Hoop et Walter Van Steenbrugge ont demandé le report de l'affaire à une date ultérieure. Une demande qui a été rejetée. L'épilogue est donc attendu dans l'après-midi. L'arbitre Luc Wouters et le 4e arbitre Jan Boterberg qui devaient témoigner lors de cette séance étaient également absents.

"Preud'homme était prêt à revenir assurer sa défense mais en est empêché par un cas de force majeure", a expliqué Walter Van Steenbrugge. "Il n'a reçu sa convocation que jeudi midi. Trop tard. Il faut reporter parce que son témoignage et celui des arbitres est essentiel pour juger cette affaire..." La Commission des litiges a toutefois estimé qu'un entraînement et une conférence de presse ne constituaient pas des cas de force majeure et a donc siégé.

Le Parquet a développé les mêmes arguments que mardi, et de nouveau requis une suspension pour les matches au RSC Anderlecht (23/04), contre le KV Ostende (26/04) et Zulte Waregem (01/05). Une requête non suivie pour rappel en première instance par la Commission des Litiges, laquelle avait en effet jugé qu'il n'y avait pas lieu de suspendre Preud'homme, après l'avoir entendu ainsi que l'arbitre Wouters.

L'entraîneur brugeois avait été épinglé par la Commission de Review pour son comportement "inacceptable" envers le 4e arbitre Jan Boterberg et l'arbitre principal Luc Wouters lors du match de la 2e journée du P-O I contre le Sporting de Charleroi (1-1). Il n'avait cependant pas été renvoyé en tribune.

Luc Wouters avait accordé un penalty à Charleroi, transformé par Chris Bedia à la 73e, pour un hands de Ricardo van Rhijn qui avait été poussé dans le dos par Clément Tainmont.