Sport.be

Autres

Golden State à la chasse au 'Three-Peat'

15.10.2018 | Bruno Verscheure

Twitter Warriors

La nouvelle "Dynastie" du basket, les Golden State Warriors, part mardi à la poursuite de sa nouvelle quête. Le club californien pour son ultime saison à Oakland avant de retraverser la baie et s'installer à San Francisco, et sans doute avant de perdre l'un ou l'autre joueur, est le grand favori pour réaliser le "three peat", soit titres de champion NBA consécutifs.

Finalistes les quatre saisons précédentes avec à la clé trois titres (2015, 2017, 2018), les hommes de Steve Kerr ont encore étoffé leur effectif avec l'arrivée du pivot All-Star DeMarcus Cousins. 'Boogie' arrive de La Nouvelle-Orléans. Il vient compléter un quartet de All-Star : Stephen Curry, Klay Thompson, Kevin Durant et Draymond Green. Jamais sans doute un "cinq" de basket aussi fort n'a été réuni dans une même franchise. Il n'en reste pas moins qu'à peine quatre franchises ont réussi le triplé en NBA : Minneapolis Lakers (1952-54), Boston Celtics (1959-66), Chicago Bulls (1991-93 et 1996-98) et les LA Lakers (2000-02).

Qui pourra prétendre les détrôner ? En tout cas pas Cleveland. Les Cavaliers, eux aussi finalistes ces quatre dernières saisons et champions 2016, ont perdu LeBron James avoir voir vu partir douze mois plus tôt Kyrie Irving. Du coup, à l'Est, Boston se retrouve avec l'étiquette de favori que lui contestera vraisemblablement Toronto et peut-être Philadelphie. La plus grande menace pour les 'Dubs' pourrait bien venir de l'Ouest où Houston, meilleure équipe en saison régulière lors de l'exercice précédent, se montre plus ambitieux que jamais.

Le souci principal de Golden State sera de garder sa motivation et plus encore éviter les blessures avant les play-offs. Cousins se remet actuellement d'une blessure au tendon d'Achille survenue fin janvier. Elle l'a limité à 48 rencontres avec les Pelicans (25,2 pts, 12,9 rbs et 5,4 ast en moyenne). Son retour n'est pas encore programmé (en janvier ?) mais personne ne doute qu'il sera disponible quand cela comptera vraiment. Autre joyau fragile chez les champions, le meneur Stephen Curry qui n'a disputé que 51 matchs en 2017-2018.

Si les Warriors abordent le tour final avec toutes leurs forces vives, leur talent est tel que l'issue ne fera aucun doute. En revanche, si l'une ou l'autre pièce venait à manquer...

Houston avec ses fleurons que sont le MVP en titre James Harden et Chris Paul peut confirmer ses réelles ambitions. Clint Capela et Eric Gordon sont très précieux et le vétéran Carmelo Anthony, en provenance d'Oklahoma City, vient ajouter son talent offensif. Le banc s'est aussi étoffé avec les arrivées de Brandon Knight et Marquese Chriss. Les Rockets n'ont perdu que 4-3 en finale de Conférence au printemps dernier.

Boston, en constant progrès depuis trois saisons, espère que le rétablissement de Gordon Hayward, blessé toute la saison dès le 1er match il y a douze mois, associé à Kyrie Irving, l'éclosion définitive de Jayson Tatum et la solidité de son banc vont ramener les Celtics en finale.

Toronto a peut-être réussi l'affaire de l'année en attirant Kawhi Leonard, échangé avec DeMar DeRozan qui se retrouve à San Antonio. Les Raptors rêvent de rejoindre leur première finale après avoir terminé en tête à l'Est de la dernière saison régulière.

L'arrivée de LeBron James à Los Angeles pour la coquette somme de 153 millions de dollars (sur 4 ans) fait croire aux fans des Lakers que l'équipe va retrouver le devant de la scène après avoir manqué les play-offs ces cinq dernières saisons. "King" James fêtera en décembre ses 34 ans. S'il reste un joueur incomparable, il est peu probable qu'il parvienne à mener des jeunes et inexpérimentés Lakers là où il a échoué trois fois sur quatre avec les solides Cavs. James n'en constituera pas moins l'attraction du côté d'Hollywood.

On suivra avec attention la classe des "rookies" que l'on annonce exceptionnelle. Le N.1 de la draft, le pivot Deandre Ayton va faire revivre Phoenix mais c'est le Slovène Luka Doncic (N.3) qui est le plus attendu. Le MVP de la dernière Euroligue avec le Real Madrid, et champion d'Europe avec son pays en 2017, a déjà laissé voir l'étendue de son talent de meneur du côté de Dallas lors des rencontres d'avant-saison. Avec le crépuscule des carrières de Dirk Nowitzki, Pau et Marc Gasol et autre Tony Parker, le titre de meilleur joueur européen de basket semble devoir lui revenir dans un avenir très proche.

Facebook

Twitter

Ne manquez pas

Plus