Historique

Un départ difficile

Dans les années septante, la prestigieuse équipe cycliste de l'époque 'IJsboerke' a séjourné à l'hôtel Terlinck sur la Zeedijk lors des Quatre Jours de Dunkerque. Grâce au lien d'amitié créé entre le management de l'équipe et l'hôtel, l'idée a germé d'organiser une course à étapes entre Tielen, où était établi IJsboerke, et La Panne. Et cette idée se concrétisa le lundi 21 mars 1977 ! La toute première édition des 'Quatre Jours de La Panne' s'est élancée de La Panne avec un contre-la-montre par équipe. Le lendemain, l'étape relia La Panne et Tielen, avant que les coureurs ne retournent sur La Panne 24h plus tard pour terminer par un contre-la-montre. L'organisation était parvenue à attirer au départ Jan Raas, qui venait de remporter la Primavera, ainsi que le vainqueur du Tour Lucien Van Impe. Malgré cette première édition réussie, l'organisation rencontra des soucis financiers et des difficultés à attirer les sponsors nécessaires. Les trois années suivantes, trois étapes figuraient également au programme de l'épreuve. L'organisation bénéficia ensuite du soutien de la commune de Herzele dans les années quatre-vingt si bien qu'un contre-la-montre fut à nouveau organisé en guise de deuxième étape.

Le vent en poupe

En 1990, les Trois Jours débutent depuis une brasserie renommée en plein coeur d'Anvers. Avec à la clé de nombreux problèmes pour l'organisation. A commencer par l'obligation d'obtenir une autorisation pour interrompre temporairement la circulation et traverser la ville. Le feu vert du ministre est heureusement finalement arrivé deux semaines avant le départ. L'année suivante, l'épreuve était alors retransmise en direct pour la première fois par la VRT. Initialement, l'organisation, au même titre que les organisateurs de plusieurs autres courses cyclistes, s'était liée à VTM. La VRT venait cependant de perdre les droits de retransmission du football au profit de VTM et souhaitait dès lors diffuser les Trois Jours en direct. Un contrat de huit ans fut signé. Entretemps, Coxyde était disposé à apporter son soutien financier. En échange, le Bourgmestre exigeait une arrivée dans sa ville. La même année, les deux villes de la Côte concluaient ainsi un accord longue durée et 'Coxyde' fut ajouté à la dénomination officielle de l'épreuve. Quelques années plus tard, KBC devenait l'un des sponsors principaux: le nom changeait à nouveau en KBC Trois Jours de La Panne - Coxyde.

Des remous dans le peloton

Un contre-la-montre par équipe de 27 kilomètres figure à nouveau au programme en 1993, mais pas pour longtemps. Les coureurs n'étaient guère partisans de disputer quatre étapes. Plus de chrono par équipe l'année suivante, afin en partie d'éviter une rétrogradation au calendrier international. Un an plus tard, les coureurs se faisaient une fois encore entendre. Il se mit à neiger fortement peu avant le départ de la deuxième étape à Zottegem. Les coureurs mirent pied à terre et refusèrent de rouler dans ces conditions. Après discussion et un coup de téléphone à Coxyde, la neige semblait avoir épargné la Côte. Des bus furent ainsi affrétés afin de transporter l'intégralité de la caravane à Oostduinkerke, où dix tours locaux de dix kilomètres furent encore bouclés.

L'année 1999 s'avéra également agitée. Tel un mauvais poisson d'avril, les journaux révélèrent le 1er avril l'affaire de dopage au sein de l'équipe Mapei. Le départ fut tout de même donné, mais la gendarmerie bloqua la course à la 'Ster der Zee' à Coxyde. L'ensemble des coureurs de la Mapei fut prié de quitter la course. Ceux-ci purent toutefois compter sur le soutien de leurs collègues, lesquelles refusèrent de repartir. L'étape fut dès lors annulée.

Le dernier incident date de 2003. Trois coureurs prirent les devants dans des conditions météorologiques difficiles. Ils passèrent néanmoins le Mont Kemmel. Ce que le reste du peloton refusa de faire, jugeant le passage trop dangereux. Ils empruntèrent plutôt la route longeant le pied de la difficulté. Cet événement fut classé comme incident de course. Le groupe de tête conserva l'avantage de cinq minutes environ qu'il s'était forgé.