Le nombre de morts a baissé pour la 3e année consécutive sur les routes belges. En 2018, le nombre de tués (440) a baissé de 7,4% par rapport à 2017. Trente-cinq vies ont été sauvées, indique lundi l'institut Vias qui publie son baromètre de la sécurité routière. En revanche, le nombre de décès chez les cyclistes est en augmentation.

"Jamais auparavant, nous n'avions enregistré aussi peu de victimes", se réjouit Vias qui signale toutefois une hausse de tués chez les séniors, cyclistes et motards.

L'an dernier, le nombre de tués sur place a chuté de 7,4% par rapport à la même période en 2017 (soit 440 tués sur place contre 475). C'est presque deux fois moins qu'il y a 10 ans (847), selon Vias.

A ce nombre, il faut ajouter 590 personnes qui sont décédées dans les 30 jours suivant l'accident (615 en 2017). Le nombre d'accidents a légèrement augmenté, passant de 37.798 à 38.197 (+1,1%) et le nombre de blessés a légèrement augmenté de 0,5% (48.541 blessés contre 48.314 en 2018).

La Wallonie a connu en 2018 un recul plus important du nombre de tués sur ses routes: - 13% soit 207 tués sur place. Le nombre de tués a baissé partout en Wallonie sauf dans le Brabant wallon. La baisse est de 3% en Flandre (217 tués). A Bruxelles, on a dénombré un mort de plus sur les routes (de 15 à 16). Le nombre d'accidents corporels a légèrement diminué en Wallonie (de 10.888 à 10.813 accidents, soit -0,7%) et a stagné à Bruxelles (de 3.812 à 3.809 accidents, soit -0,1%); il a par contre légèrement augmenté en Flandre (de 23.098 à 23.575 accidents, soit +2,1%).

MAUVAISES NOUVELLES POUR LES DEUX ROUES

Si le nombre de morts sur les routes a baissé globalement, le nombre de cas de décès a augmenté chez les séniors (de 87 à 97), chez les cyclistes (de 40 à 44 morts) et chez les motards (de 64 à 71).

"Pour la 3e année consécutive, le nombre de tués sur nos routes est en baisse dans notre pays. Depuis 2014, cela représente une diminution d'environ 20%. C'est une tendance positive et encourageante, fruit d'un travail tant au niveau de la sensibilisation que de la répression", se réjouit François Bellot, ministre fédéral de la Mobilité.

"Certaines mesures doivent encore montrer leurs effets dans les prochains mois, notamment l'imposition de l'éthylotest antidémarrage pour certains contrevenants. Je suggère d'organiser de nouveaux Etats Généraux de la Sécurité Routière début 2020 afin de se fixer de nouveaux objectifs et d'émettre des recommandations pour encore réduire le nombre d'accidents et essayer d'identifier des actions ciblant les groupes à risque".