Hanna Vandenbussche a conquis à Bruxelles son premier titre national en cross-country. L'athlète du club de Roulers retournera sur le marathon dès le printemps prochain avec, déjà, des pensées olympiques pour 2020.

Ce titre est une surprise pour Hanna Vandenbussche. "Je n'avait pas osé y croire. Je suis donc surprise oui. J'étais certes en bonne forme physique malgré plusieurs semaines très lourdes pour moi, ces derniers temps. J'ai en effet terminé mon doctorat et j'ai commencé un nouveau travail. Je suis donc arrivée très nerveuse. Le cross national est toujours très stressant, tout comme le cross de Roulers, qualificatif pour les championnats d'Europe. Mais le stress a progressivement diminué après le départ. Je suis passée 3e au premier virage, donc bien placée. J'ai pris mon tempo et j'ai senti dans l'avant-dernier tour que je devais donner une accélération car je sais que Sofie Van Accom est aussi forte que moi. Je devais tout donner pour faire la différence. Je n'ai su que j'allais m'imposer qu'à 70 mètres de la ligne".

Hanna Vandenbussche était venue à Bruxelles avec l'objectif d'intégrer le top-3 national. "C'était mon statut dans les dernières manches de la Cross Cup et je pensais que ça pouvait se répéter au championnat de Belgique. Dans un tel rendez-vous, tout dépend de votre forme du jour. En 2018, par exemple, j'avais dû me contenter de la 7e place. Et, donc, mon titre de cette année me comble. Cette couronne en cross-country vient s'ajouter à mes couronnes sur marathon en 2017 à Eindhoven et sur 10.000 mètres en 2008 et en 2011. J'ai également été championne national sur 10 kilomètres sur route", a résumé la nouvelle championne de Belgique.

La saison en plein air d'Hanna Vandenbussche sera essentiellement orientée sur le marathon. La championne de Belgique de 2017 a un meilleur temps à 2h37:28, réalisé à Londres en 2017. "En principe, le marathon de Rotterdam est à mon programme, mais il a lieu de 7 avril et ce sera peut-être un peu court pour moi en termes de préparation. Je viens de commencer dans mon nouveau job dans l'enseignement. Le projet sur lequel je travaille est très intéressant, il concerne la citoyenneté chez les jeunes dans l'enseignement secondaire. Combiner mon job avec les longues sorties d'entraînement pour le marathon est compliqué. Je pourrais peut-être faire une croix sur Rotterdam et me rabattre sur Hambourg ou encore sur Dusseldorf, le 28 avril. Le tout est de savoir si je peux encore m'y inscrire. Mon but sur marathon est de me qualifier pour les JO de Tokyo en 2020. Le minimum n'est pas encore connu, ce qui veut dire que je dois courir le plus vite possible, autour des 2h36. Peut-être que je pourrai me rapprocher progressivement des 2h30."